Trois chercheuses du LaPIJ, Florence Le CamManon Libert et Lise Ménalque, en partenariat avec l’Association des journalistes professionnels, ont travaillé tout au long de l’année 2018 pour tenter de comprendre les raisons pour lesquelles les femmes journalistes quittent prématurément le métier. Après une étude détaillée du paysage médiatique, ainsi que de multiples entretiens avec des journalistes et des rédacteurs en chef (femmes et hommes), les chercheuses ont émis plusieurs hypothèses.

Il apparaît que tous les journalistes, hommes et femmes, déchantent en découvrant les conditions de travail lorsqu’ils intègrent les rédactions. Les phénomènes de ségrégations verticales, notamment les difficultés pour les journalistes femmes de progresser dans leur carrière, et les ségrégations horizontales puisque les femmes sont souvent cantonnées dans certaines rubriques, expliquent qu’une partie d’entre elles quittent le navire plus rapidement. Mais, les raisons sont multiples et complexes.

L’étude « Être femme et journaliste en Belgique francophone» pointe la vision dure et masculine de la profession, les comportements sexistes, et de multiples formes de harcèlement dans les rédactions. Sur base de cette étude, l’Association des journalistes professionnels va mettre en place une série d’actions dans les deux prochaines années.

Le rapport est donc disponible en entier et librement: Etre femme et journaliste en Belgique francophone