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L’enquête « Portrait des journalistes belges en 2023 » est en ligne !

  • 21 juin 2023
Qui sont les journalistes en Belgique ? Quelles sont leurs conditions d’emploi et de travail ? Les résultats de l’enquête « Portrait des journalistes belges 2023 » sont désormais en ligne.

Pour la troisième fois, le LaPIJ (ULB / UMons), le Center for Journalism Studies (UGhent), l’AJP et la VVJ se sont alliés pour produire une grande enquête nationale sur le profil des journalistes belges en 2023.

Mené pour la première fois il y a 10 ans, ce questionnaire présente un portrait des journalistes de toute la Belgique : leur âge, leur genre, leurs statuts, leurs carrières et les conditions d’emplois. Il permet aussi de mesurer et de présenter les opinions que les journalistes se forgent sur le rapport aux sources, ou encore sur les transformations du métier.

Quelques résultats…

    • Comme dans les éditions précédentes, le profil journalistique le plus courant reste un homme, âgé de 45 à 50 ans, au niveau d’éducation élevé et plutôt positionné politiquement au centre-gauche.
    • Les femmes représentent toujours environ un tiers de la population des journalistes (elles sont 34,4 % dans notre échantillon) et leur proportion diminue avec l’âge.
    • 16,7 % des journalistes de l’enquête se considèrent comme membre d’un groupe minorisé en raison de ses origines, son genre ou son orientation sexuelle. Le groupe professionnel reste donc peu diversifié.
    • 74,8 % des répondant·es exerçant le journalisme à titre de profession principale sont salarié·es ; un quart (24,3 %) travaille sous statut d’indépendant·e.

…et une nouveauté

Pour la première fois, les journalistes ont été interrogé·es sur les diverses formes de violences (verbales, physiques, discriminations ou comportements sexuellement transgressifs) qu’elles et ils ont subies.

Et les résultats sont sans appel. Plus de la moitié des journalistes de l’enquête ont déjà été confronté·es à des comportements transgressifs (55,8 %, soit 773 personnes). La violence la plus fréquente concerne les violences verbales en ligne ou hors ligne qui ont touché près de 41,3 % des individus (573 personnes).

Le terrain est un lieu de violences envers les journalistes, mais la salle de rédaction est elle aussi considérée comme un espace d’insécurité pour nombre de journalistes.

Les précédents rapports